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La Magie Blanche

L'anthropologie a démontré que l'homme fait traditionnellement la distinction entre deux sortes de pratiques, en fonction de leurs buts : la magie blanche et la magie noire (anciennement nommées "théurgie" et "goétie").
La première concerne une utilisation de la Magie à des fins altruistes, ou préventives lorsqu'elle est pratiquée pour soi. La seconde désigne une Magie motivée par des fins de vengeance, et visant à l'échec d'une victime (ou d'une communauté de victimes) dans un domaine particulier de sa (leur) vie.
Les adeptes de la magie noire passent pour être néfastes à la société, dont ils s'évertuent à perturber l'équilibre, tandis que les adeptes de la magie blanche sont censés rectifier ces troubles, ou les empêcher.

C'est ainsi que, depuis les sociétés qui accordent un certain crédit aux pratiques magiques jusque dans l'imaginaire populaire, les magiciens peuvent être du côté du Mal (si l'utilisation qu'ils font de la Magie est égoïste, et/ou est cause, chez autrui, de souffrance, ou de situations enclines à causer de la souffrance) ou du Bien (s'ils utilisent la Magie à des fins altruistes, ou du moins qui ne causent pas de tort à autrui).

D'autres visions beaucoup plus modernes ont cherché à séparer la magie blanche et la magie noire en utilisant d'autres éléments que "le bien" et "le mal".
La morale variant d'une société à l'autre, et cette notion de bien et de mal étant trop souvent trouble et peu précise, rien n'étant jamais tout blanc ou tout noir.
La Magie blanche serait alors une magie utilisée pour satisfaire en premier lieu une volonté d'harmonie et de perpétuation du fonctionnement "sain" du monde, indépendamment de la volonté personnelle et individuelle du mage (et parfois même nécessitant un sacrifice personnel du mage).
La magie noire étant une magie cherchant au contraire à perturber l'harmonie ou le fonctionnement ordinaire du monde dans l'intérêt personnel et individuel du mage. Il s'agit alors non plus d'une démarcation bien/mal, mais d'une démarcation intérêt individuel / intérêt collectif. La "collectivité" incluant souvent bien plus que l'humanité seule.

Par Damien